Artiste multidisciplinaire

Dérive

Dérive invite à explorer des restitutions 3D d'espaces qui se transforment en fonction de données environnementales captées sur le Web. Le dispositif permet d'interagir avec des représentations dont l'apparence et le niveau de reconnaissance fluctuent au gré des phénomènes météorologiques et astronomiques ayant cours aux endroits présentés. Conjointement à leur visualisation, les informations transmises par des capteurs distants génèrent l'environnement sonore.

Ce projet a été initié au printemps 2010 lors du programme de résidences Géographies variables. Constitués tant villes que de sites naturels isolés, les modèles ont été réalisés par l'utilisation d'information géomatique, de numérisation par photogrammétrie et de modélisation 3D. Les nuages de points traduisant l'architecture, les infrastructures et la géographie de ces endroits fournissent des coordonnées XYZ qui sont utilisées dans un environnement virtuel ressemblant à un système de particules. Les paramètres d'affichage et de positionnement des points ainsi que des lignes qui les relient sont déterminés par les informations suivantes afin de les évoquer ou de les simuler.

Heure locale : Taille et luminosité des points (relatif au lever et coucher du soleil)
Température : Valeurs colorimétriques des points
Nébulosité : Saturation et luminosité des points
Vent : Déplacements des points reflétant la vitesse et la direction du vent
Visibilité : Intensité d'un effet de profondeur de champ et transparence des points
Humidité : Distance du focus de la profondeur de champ et netteté des points
Précipitations : Lignes tracées du ciel au sol et déstabilisation des points
Phases lunaires : Luminosité des lignes la nuit

Le procédé de synthèse et de spatialisation sonore utilise ces données ainsi que la pression atmosphérique afin de générer l'environnement sonore. Le comportement de la caméra virtuelle dans l'espace 3D est influencé tant par les positions et mouvements du public que par les données environnementales propres à chaque endroit.

À l'heure où la réalité de l'espace physique s'hybride avec l'univers numérique, l'installation fait appel aux ressources fluctuantes du réseau pour traduire l'évolution de phénomènes météorologiques et astronomiques affectant les lieux représentés au moment de l'expérience du public. En interconnectant le virtuel et l'actuel, Dérive s'intéresse à la phénoménologie des réalités mixtes et sonde la nature changeante de notre perception et de notre représentation du monde.


Collaborateur

Édouard Lanctôt-Benoit : Développement logiciel.


Remerciements

   

Projet soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec et la SODEC. Merci à World Weather Online et Yahoo! Weather pour les flux de données météo, au U.S. Geological Survey, à OpenStreetMap et ses contributeurs, à Géographies variables, Labomédia, Sporobole, AADN, Verticale, ISEA2012, Avatar, Recto-Verso, LabMIS, Perte de Signal, Édouard Lanctôt-Benoit et Nancy Lombart.


Diffusion

Exposition du prototype Nébuleuses urbaines au Bol du 108 - Maison Bourgogne dans le cadre de la Fête des 01. Orléans (France) du 14 au 23 mai 2010.

Projection interactive extérieure dans le cadre d'Espace [im] média. Près du Marché de la gare de Sherbrooke (Québec) du 6 au 18 septembre 2011.

Présentation à la Salle des Rancy (Lyon, France) les 11 et 12 novembre 2011 dans le cadre d'une résidence Vidéophonic à l'AADN. Soutenu par le CALQ.

Exposition solo à la Galerie Verticale (Laval, Québec) du 24 mars au 28 avril 2012.

Bouillants #4 // Frontières (Vern-sur-Seiche, France), du 22 avril au 20 mai 2012. Coproduction Bouillants. En partenariat avec la Biennale Internationale d’Art Numérique.

Festival Art Rock (Saint-Brieuc, France), du 22 au 28 mai 2012. Coproduction Bouillants. En partenariat avec la Biennale Internationale d’Art Numérique.

ISEA2012 Albuquerque : Machine Wilderness, Albuquerque Museum of Art and History (Albuquerque, Nouveau-Mexique, États-Unis), 19 spetembre 2012 au 6 janvier 2013. Soutenu par le CALQ et la SODEC.

Mois Multi 14, Studio d'Avatar (Québec, Québec), du 14 au 28 février 2013.

Électrochoc 9, Halle Grenette (Bourgoin-Jallieu, France), du 3 au 12 avril 2014.

New Frontier - Festival de film Sundance, 573 Main Street (Park City, Utah, États-Unis), 23 au 31 janvier 2015.


Liens

Dérive dans le Docubase du MIT Open Documentary Lab.

The 10 Must-See Sundance Films For Art Lovers. Article de Priscilla Frank. The Huffington Post. Janvier 2015.

La realidad virtual. Como afectará a los webdocs. Parte 18. Article d'Arnau Gifreu. Radio y Televisión Española. Janvier 2015.

Dérive. Texte de Nathalie Bachand. Publication électronique 40 000 ans d'Avatar. Janvier 2013.

Machine Wilderness: Re-envisionning Art, Technology and Nature. Article de Diane Armitage. THE Magazine (Santa Fe, NM), Décembre 2012.

Entretien avec Larry Heard dans le cadre d'ISEA2012. Temporary Art Review.

Reportage de KASA TV sur ISEA2012 au Albuquerque Museum of Art and History.

ISEA2012 Machine Wilderness. The Institute of Creative Technologies, 29 septembre 2012.

ISEA2012 Albuquerque : Machine Wilderness. Catalogue publié par Radius Books en collaboration avec 516 Arts, The Albuquerque Museum of Art, The University of New Mexico, et The Fund at the Albuquerque Community Foundation.

Dérive : des portraits dynamiques de villes versatiles. Article d'Abdullah Saeed sur le site thecreatorsproject.com, le 21 mai 2012.
Autres versions : Chinoise / Anglaise

The Variable City - François Quévillon's Dérive. Article de Greg J. Smith, Creative Applications Network, le 18 mai 2012.

Bouillants #4 : ouverture des frontières. Alter1fo, 25 avril 2012.

Trois expos solos amusantes à la Verticale. Article de Benoit LeBlanc, Courrier Laval, le 15 avril 2012.

Le pouvoir du regard. Revue Sabord. Mars 2012 - no 91, Surveillance.. Chronique de Annie Hudon Laroche portant sur la série Chronoscopies et Dérive.

Dérive. Texte de l'opuscule de l’exposition à la Galerie Verticale rédigé par Geneviève Loiselle. 2012.

Dérive modélise des villes en 3D. Article de Guillaume Medina sur le site thecreatorsproject.com, le 13 décembre 2011.

Un festival sherbrookois multimédias. Article de Catherine Bouchard, La Tribune, 7 septembre 2011.

Entrevue de Sébastien Pesot à propos d'Espace [IM] Média, ArtFocus centre de diffusion de Sherbrooke, 6 septembre 2011.

L'atomisation du temps

L'atomisation du temps.
Exposition solo à l'espace d'art et d'essai contemporains Occurrence.
Présenté en collaboration avec Elektra.
Vernissage le samedi 7 mai à 15h.
L'exposition se poursuit jusqu'au 18 juin 2011.

L'atomisation du temps regroupe des images, vidéos et installations médiatiques dans lesquelles la structure matricielle de l'image numérique est utilisée pour la visualisation de phénomènes spatiotemporels. Retraçant des événements dont la durée varie entre une heure et un an, chaque représentation est le résultat d’un processus à travers duquel les pixels ont saisi des fragments d'instants successifs. Cette opération de dislocation temporelle génère des images stratigraphiques qui révèlent les aléas, les rythmes, les intensités et les moments transitoires d’une réalité en constante fluctuation.

L'exposition comprend également des nuages de points 3D de villes obtenus par l'utilisation d'un procédé de photogrammétrie et d'informations géomatiques. Ces images sont liées à la réalisation d'une installation dont le contenu audiovisuel se transformera selon des données environnementales captées en temps réel sur le Web.

Dans l'ensemble des travaux présentés à Occurrence, les pixels des images et les points des modélisations 3D sont abordés comme des unités d’espace-temps afin de retraduire la variabilité des conditions de l'environnement tout en examinant le seuil de la perception, la zone floue où le «bruit» devient une source d'information.

Occurrence, espace d'art et d'essai contemporains
5277 Avenue du Parc
Montréal, Québec, Canada.
H2V 4G9

Heures d'ouverture
Mardi - samedi, de 12h à 17h.
Vendredi, de 12h à 20h.


45.5019, -73.5710 [2010-11-12T11:28:52/13:35:29], de la série Chronoscopies. Impression numérique de 187 x 107 cm présentée dans un caisson lumineux à DEL. 2010.

Intersection des rues Sainte-Catherine Ouest et McGill College.
Montréal, Québec, Canada.
2010/11/12 - 11:28:52 > 13:35:29

  47.9013, 1.9027 [2010-04-30T16:45:53/18:51:07], de la série Chronoscopies. Impression numérique de 83 x 150 cm présentée dans un caisson lumineux à DEL. 2010.

Station de tramway De Gaulle.
Orléans, France.
2010/04/30 - 16:45:53 > 18:51:07

Partition pour l'installation médiatique Ciels variables. Échantillonnage du ciel montréalais sur une période d'un an.


Articles sur l'exposition.
François Quévillon : image mangeuse de temps. Chronique de Claire Moeder, ratsdeville, 27 mai 2011.
Le festival Elektra, porté par des installations très physiques. Article de Jérôme Delgado, Le Devoir, 6 mai 2011.


Je remercie le Conseil des Arts du Canada pour son soutien financier, Occurrence, Perte de Signal et Elektra. Merci aux Lombart pour les boîtes lumineuses, à Alexis Bellavance pour le montage, au Centre Sagamie, à Labomédia, au programme de résidences Géographies variables, à Nelly-Ève Rajotte, à Sonny Harrisson pour le transport, à Benoit et Maude pour le démontage, à Ralf Pickart et Oliver pour les vidéos.

Résidence Géographies variables à Labomédia

Présentation de travaux menés à Labomédia au cours du programme de résidences Géographies variables.

Les travaux présentés dans le cadre de la Fête des 01 au 108 - Maison Bourgogne s’inscrivent au sein de projets en cours de production. Intitulés L’atomisation du temps et Nébuleuses urbaines, ces projets s’intéressent à la visualisation de phénomènes spatiotemporels.

L’atomisation du temps sera constitué de la série d’images numériques Chronoscopies et d’installations médiatiques réalisées avec un dispositif d’imagerie qui condense et stratifie le temps. Par la captation et l’enregistrement progressif des composants élémentaires de l’image numérique, les pixels, le dispositif procède à la représentation d’une unité spatiale en y effectuant une dislocation temporelle globale. L'installation Nébuleuses urbaines (projet poursuivi sous le titre Dérive) permettra aux spectateurs de naviguer/manipuler des espaces urbains traduits en «nuages de points» tridimensionnels. Ces modélisations 3D de villes seront transformées en temps réel en fonction de l'heure et des fluctuations météorologiques locales.

Dans l’ensemble du corpus, les pixels des images et les points des environnements 3D sont abordés comme des unités d’espace-temps. La fixation chronologique des pixels de propose une vision stratigraphique de l’instabilité du monde en exploitant la structure matricielle de l’image numérique. De leur côté, les nuages de points tridimensionnels varieront constamment afin de retraduire les conditions actuelles des lieux qu’ils représenteront.

Exposition au Bol du 108 - Maison Bourgogne
dans le cadre de la Fête des 01.

108, rue de Bourgogne, Orléans, France.
Vernissage le 14 mai 2010 à 18h30.
L'exposition se poursuit jusqu'au 23 mai 2010.
Heures d'ouverture : 14h à 19h.

L’exposition à la Maison Bourgogne présentait des images numériques de la série Chronoscopies réalisées à Montréal et à Orléans, ainsi qu’une installation médiatique qui permettait la visualisation d’une modélisation 3D de parties de la ville d’Orléans.

Prototype de l'installation médiatique Nébuleuses urbaines. Visualisation du nuage de points 3D d'Orléans.

L’installation médiatique présente la collecte de données 3D que j’ai effectuée au cours de ma résidence à Labomédia dans le cadre de Géographies variables. Il s’agit de la première étape de réalisation d’un projet qui se poursuivra dans les mois à venir. L’installation permet au spectateur de manipuler une représentation 3D de la ville d’Orléans générée selon un procédé de photogrammétrie. Des centaines de photographies de différentes parties de la ville ont été converties en un nuage de points tridimensionnel.

La suite du projet consistera à altérer dynamiquement ce nuage de points en fonction de données environnementales locales captées en temps réel sur le Web : la température, les précipitations, les conditions d’ensoleillement et de visibilité, la vélocité et la direction des vents, etc. Ces paramètres feront fluctuer les coordonnées, les couleurs, la taille, le degré de transparence et la quantité de points affichés. Ainsi, la lisibilité de la représentation de l’espace sera maximale à midi par un ciel ensoleillé et minimale à minuit lors de précipitations accompagnées de vents violents. Le niveau de «réalisme» de la représentation sera donc directement lié aux phénomènes affectant le lieu au moment de sa consultation.

L’atomisation du temps et Nébuleuses urbaines établissent un dialogue entre différents systèmes de représentation et abordent les notions subjectives de signal et de bruit. Au premier regard, l’esthétique «glitch» des oeuvres évoque une défaillance technique et suggère par le fait même une perte d’information. Cependant, lorsque les logiques processuelles sous-jacentes sont assimilées, elles transmettent des informations nouvelles, lisibles et porteuses de sens. Les stratégies de mise en images des événements sonderont le seuil de la perception, la zone floue où le «bruit» devient une source d'information.


Merci à toute l'équipe de Labomédia ainsi qu'à Julie Morel et François Vallée. Géographies variables est un programme d’échange France-Québec initié par Incident.net et La Chambre Blanche. Il est soutenu par le Consulat de France au Québec et le Ministère des relations internationales du Québec.

Esse n° 66 - Disparition

Un texte de Claire Savoie portant sur l'installation Les attracteurs étranges figure dans la parution Printemps / Été 2009 de la revue esse arts + opinions.

  Esse arts + opinions
n° 66 - Disparition | Disappearance

Un dossier sur les différentes formes de disparition de l’œuvre d'art, de la trace imperceptible à la perturbation de la vision, du dérobement de l'objet au regard à son absence totale.

www.esse.ca